Suite du tour du monde de la Legaltech : 6ème escale, la Belgique.

Cet été, la rédaction du Village de la justice a décidé de partir en voyage en vous emmenant dans ses bagages, avec pour toile de fond l’un de ses sujets fétiches : les Legaltech ! En attendant le 3ème Village de la Legaltech en France, allons voir si l’herbe est plus verte ailleurs, et surtout si les problématiques dans l’Hexagone sont transposables en dehors de ses frontières ou si nous pouvons tirer quelques enseignements « d’ailleurs »…

Partis aux quatre coins du Monde (États-Unis, Afrique, Espagne, Chine, Allemagne), faisons maintenant une escale européenne chez notre proche voisin, la Belgique, où Erik De Herdt nous emmène.

Quelle comparaison pouvez-vous établir entre le marché belge et le marché français des legaltech ?

Erik De Herdt : « Les marchés belge et français de la Legaltech présentent plusieurs similitudes, même si le marché belge est aujourd’hui moins mature que le français. Cependant nous constatons un dynamisme grandissant de ce marché qui est très motivant pour nous.

Un premier point évident de similarité entre les deux marchés est le système juridique en vigueur dans les deux pays : tant la France que la Belgique ont adopté un système juridique civiliste, au contraire des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, qui appliquent eux un système de common law. Cette identité de système induit une approche similaire de la Legaltech dans les deux pays, avec par exemple des conséquences en termes d’outils développés. En effet, on sait notamment que la justice « prédictive » tend à être moins efficace chez nous qu’au sein de systèmes s’appuyant plus fortement sur les précédents jurisprudentiels.

Par ailleurs, nous constatons également une certaine résistance au changement de la part des professionnels du droit, tant en Belgique qu’en France.

Au-delà de ces similarités, les deux marchés restent assez différents, tant en termes de tailles, que de complexités, de problèmes rencontrés et d’innovations privilégiées.

Premièrement, on remarque que le marché belge est près de six fois plus petit que le marché français : cette taille de marché réduite a des conséquences sur le rythme et les exigences de développements des startups belges, qui rencontrent potentiellement plus de difficultés à lever des fonds pour investir dans leurs produits… »

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