Suite du tour du monde de la Legaltech : 3ème escale, l’Espagne.

Cet été, la rédaction du Village de la justice a décidé de partir en voyage en vous emmenant dans ses bagages, avec pour toile de fond l’un de ses sujets fétiches : les Legaltech ! En attendant le 3ème Village de la Legaltech en France, allons voir si l’herbe est plus verte ailleurs, et surtout si les problématiques dans l’Hexagone sont transposables en dehors de ses frontières ou si nous pouvons tirer quelques enseignements « d’ailleurs »…

Après avoir visité le continent américain puis africain, retour en Europe, du côté de l’Espagne, pour rencontrer une aficionado des Legaltech, Laura Fauqueur.

« Laura Fauqueur : « En ce qui concerne les points communs, je soulignerai un manque de maturité de la Legaltech, et une difficulté pour contrôler les risques liés à leur utilisation. Un manque d’originalité également : il y a en effet beaucoup de concurrence pour certains types d’outils, alors que d’autres sont nécessaires mais inexistants, ou balbutiants.

Par ailleurs, dans les deux pays, ce sont les directions juridiques qui sont les plus demandeuses de legaltech car elles ont beaucoup de pression, elles doivent obtenir de meilleurs résultats avec moins de budget, et sont en outre influencées par l’évolution technologique du reste de leurs organisations. Les cabinets d’avocats courent derrière !

Je note aussi le même timing : les juristes et les avocats sont « stressés » par le message omniprésent de la nécessaire adaptation numérique, la dématérialisation, etc., mais ils ne savent pas bien où trouver des solutions, quels investissements effectuer, comment s’y prendre, où se former, etc.

Il n’y a pas encore d’adoption généralisée d’intelligence artificielle pour les prises de décisions, comme c’est déjà le cas aux États-Unis.

Enfin, les universités sont en train d’essayer de mettre leurs enseignements à la page et d’intégrer l’utilisation et la création de legaltech, ainsi que les changements qu’elle implique pour les juristes de demain. »

 

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