> Blog Legaltech > Les interviews du Village de la Legaltech : Alexandre Colin, cofondateur (...)

Les interviews du Village de la Legaltech : Alexandre Colin, cofondateur & président de TeamBrain.

Publié le : jeudi 21 novembre 2019

Alexandre Colin est cofondateur & président de TeamBrain depuis 2013, ancien senior manager chez Accenture, spécialiste du Knowledge Management, Project & Change Management, Learning, Machine learning. Passionné par la construction de solutions originales et opérationnelles pour aider les gens !

TeamBrain a rejoint le Village de la Legaltech 2019 en tant qu’acteur impliqué dans l’écosystème Legaltech et TopSponsor.

Avec le machine learning, vous êtes directement concerné par le thème de notre salon "Humain + technologie = 3" ; comment comprenez vous cette équation ?

Les humains jouent à se faire peur et parlent du remplacement de l’homme par la machine.
Mais ce n’est pas nouveau ! A titre d’exemple, le métier à tisser au 19è siècle avait déjà produit des effets similaires : les humains ont d’abord écouté leur cerveau reptilien, fait parler leurs peurs, résisté au changement en détruisant ces machines ‘voleuses d’emploi’ (luddisme). Puis ils les ont finalement adoptées et généralisées. Les emplois ont dû évoluer mais l’histoire se répète.
Démystifions l’intelligence artificielle et prenons du recul.

Au stade actuel, la machine n’est capable que de réaliser certaines des tâches dévolues aux humains ; certes parfois plus vite et mieux ….
Le machine learning peut et doit aider les humains là où ils ne sont pas les meilleurs : la réalisation de tâches répétitives, l’automatisation de process et le traitement massif d’informations.

L’humain a quant à lui la capacité d’interpréter et d’intégrer l’esprit des textes, de tenir compte des contextes, de doser, de juger, bref de réellement comprendre. Une machine en est incapable car elle n’a pas vécu, elle est par essence dépourvue de bon sens, d’esprit critique, de dérision, d’imagination, …
La combinaison intelligente du machine learning avec l’humain est intéressante car elle permet de rendre les humains plus forts (‘augmenté’) : l’expert le devient davantage et le novice accède à un savoir auquel il n’avait pas facilement accès auparavant (lisez à ce sujet mon article sur le conseiller 4.0 : http://bit.ly/2WcTcSr ).

Vous rejoignez notre salon, quelles sont vos attentes ?

TeamBrain® édite le logiciel du même nom et équipe des acteurs très connus du monde juridique (notamment le Groupe Kerudys®, SVP®, Business Fil®), mais également des directions juridiques de PME, d’ETI, de grands groupes, ainsi que des réseaux qui ont besoin de mettre à disposition de leurs agents une expertise technique et juridique fiable.
Notre ambition est de diffuser plus largement nos technologies en B2B et B2B2B/C pour aider les services support, les experts, les juristes, les métiers qui ont besoin d’expertise juridique à en disposer facilement et immédiatement.
Nous cherchons des réseaux d’experts qui veulent ‘disrupter’ leur marché, des clients B2B, des partenaires B2B2B/C, des éditeurs de logiciels et de contenus qui souhaitent tirer profit de nos technologies en les intégrant.

Comment situez-vous votre offre dans le marché des Legaltech ?

Dans le domaine juridique, tout comme dans les autres, le savoir n’est pas toujours formel (càd documenté), et quand il l’est, il nécessite vérification (véracité et pérennité), compréhension (contexte, interprétation) et vulgarisation (mise en situation, exemple). Avec ce prisme, en réalité seuls 10-30% du savoir est formel, 70-90% est informel (càd ‘dans la tête des experts’).
Là où de nombreux acteurs font ‘parler’ les datas/documents/bases (cf. bigdata, datamining, opentext search, …), en utilisant des algorithmes, et donc en se concentrant sur le savoir formel, TeamBrain® adresse 100% du savoir : le savoir formel et informel.
TeamBrain® permet aux personnes de poser n’importe quelle question et d’obtenir une réponse certifiée.
Nos technologies utilisent des briques d’auto-apprentissage afin :
- de répondre à 95-98% des questions (dans toutes les langues) en langage naturel, à l’écrit ou à l’oral
- de capitaliser les connaissances au fur et à mesure que des questions sont posées
- d’éviter de lourds setup et la mise en œuvre de dictionnaires ou d’arbres de décision (complexes et couteux à maintenir)
- de permettre une intégration omnicanale et modulaire.